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L'identité autochtone, la reconnaissance et le sentiment d'appartenance au sein des Forces armées canadiennes, racontés à travers le témoignage de la capitaine (à la retraite) Hélène Le Scelleur, vétéran autochtone.
Posted on: Jun 21, 2026
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Dans le cadre du Mois national de l’histoire autochtone, nous rendons hommage aux contributions et aux expériences vécues par les vétérans autochtones au sein des Forces armées canadiennes. La réflexion suivante de la capitaine (à la retraite) Hélène Le Scelleur met en lumière les thèmes de l’identité, de la reconnaissance et du lien avec la communauté.

Citation d’Hélène

Sur la photo, de gauche à droite : la très honorable Michaëlle Jean, ancienne gouverneure générale du Canada, le chef des Mashteuiatsh, Gilbert Dominique, le capitaine (à la retraite) Hélène Le Scelleur et sa mère, Denise Vézina. Photo issue des archives personnelles.

Pendant la majeure partie de ma carrière militaire, j’ai rarement évoqué mon identité autochtone. Comme beaucoup de familles autochtones touchées par les dispositions discriminatoires de la Loi sur les Indiens, une partie de mon héritage avait été effacée lorsque ma grand-mère avait perdu son statut après avoir épousé un homme non autochtone. Bien qu’elle ait recouvré ce droit en 1985, ma génération n’allait obtenir une reconnaissance officielle que plusieurs années plus tard.

L’un des moments les plus mémorables de ma carrière s’est produit en 2009, alors que j’occupais le poste d’aide de camp de la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada. Au cours d’une conversation en tête-à-tête, je lui ai fait part des racines autochtones de ma famille et lui ai parlé du lien profond que je ressentais avec ma communauté, même si je n’avais pas encore été officiellement reconnu comme membre inscrit.

À la fin de son mandat, Madame Jean a choisi de se rendre dans la communauté d’où est originaire ma famille ; une visite historique qui n’avait jamais eu lieu malgré des demandes antérieures. L’impact a été profond et durable. Aujourd’hui encore, les membres de la communauté évoquent l’importance de cette visite et le sentiment d’avoir enfin été vus, entendus et reconnus.


Le fait de savoir que j’ai peut-être joué un petit rôle dans l’établissement de ce lien entre la plus haute représentante du Canada et ma communauté reste l’une de mes plus grandes fiertés issues de mon service militaire. En 2011, des modifications législatives ont enfin étendu la reconnaissance à ma génération, me permettant ainsi de devenir membre officiellement enregistré de ma communauté autochtone. Depuis lors, j’assume fièrement mon identité et je m’efforce d’honorer et de promouvoir ma culture et ma communauté.

 

Capitaine (à la retraite) Hélène Le Scelleur, CD,

membre de la Première Nation de Pekuakamiulnuatsh

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